Électrolytes sport : quand en prendre avant, pendant et après l’effort
Le sodium perdu dans la sueur varie énormément d’un sportif à l’autre et d’une séance à l’autre. Voici, chiffres à l’appui, quand des électrolytes servent vraiment et quand l’eau suffit.
Électrolytes sport : faut-il en prendre ?
Les électrolytes pour le sport deviennent utiles quand vous transpirez beaucoup : séance de plus d’une heure, chaleur, humidité, entraînements rapprochés. Pour moins d’une heure au frais, l’eau suffit en général[1]. Le minéral à surveiller est le sodium : un sportif d’endurance en perd en moyenne environ 1 200 mg par heure, avec de grands écarts d’une personne à l’autre[2].
Notre n°1, Clearly, apporte 1 000 mg de sodium, 0 g de sucre et 8 kcal par portion, à partir de 0,38 € la portion avec le code LMC : un bon choix pour les séances courtes, les jours chauds et la récupération. Au-delà de 90 minutes d’effort, prévoyez des glucides à côté.
Les points forts
- 1 000 mg de sodium, 667 mg de potassium et 100 mg de magnésium par portion
- 0 g de sucre et 8 kcal : pas de calories inutiles sur une séance courte
- À partir de 0,38 € la portion avec le code LMC
- Sachet refermable de 323 g, 60 portions, quatre saveurs
À savoir
- Pas de glucides : au-delà de 90 minutes d’effort, il faut de l’énergie à côté
- Une portion est concentrée : buvez selon votre sueur, pas plus
- Hypertension, maladie rénale ou cardiaque : demandez d’abord l’avis de votre médecin
Combien de sodium perdez-vous dans la sueur ?
La sueur sert à refroidir le corps, et elle emporte surtout de l’eau et du sodium. Les quantités changent beaucoup d’un sportif à l’autre : intensité de l’effort, température, acclimatation à la chaleur, gabarit, sexe ou alimentation font varier à la fois le débit de sueur et sa teneur en sodium[3]. Une revue sur la composition de la sueur ajoute que sa concentration en sodium ne permet de deviner ni votre état d’hydratation ni votre débit de sueur[4]. Il faut donc mesurer.
Les plus grosses séries de mesures viennent du Gatorade Sports Science Institute (PepsiCo), qui a compilé les tests de 1 303 sportifs. Les sportifs d’endurance y perdaient en moyenne 1,28 litre de sueur et 51,7 mmol de sodium par heure, soit environ 1 190 mg, contre environ 795 mg par heure pour les footballeurs[2]. Autour de ces moyennes, les écarts sont importants dans les deux sens.
Combien de sodium dans un litre de sueur ?
Dans une étude de réhydratation menée en ambiance chaude et humide, la sueur des volontaires contenait en moyenne 49 mmol de sodium par litre, soit environ 1 130 mg[5]. Retenez l’ordre de grandeur : de quelques centaines à plus de 1 000 mg de sodium par heure d’effort soutenu, selon la personne et les conditions.
Sueur et sodium perdus par heure selon le sport (moyennes sur 1 303 sportifs)
| Sport | Sueur par heure | Sodium par heure | Soit environ |
|---|---|---|---|
| Football américain | 1,51 L | 55,9 mmol | 1 285 mg |
| Sports d’endurance | 1,28 L | 51,7 mmol | 1 189 mg |
| Football | 0,94 L | 34,6 mmol | 795 mg |
| Basket-ball | 0,95 L | 34,5 mmol | 793 mg |
| Baseball | 0,83 L | 27,2 mmol | 625 mg |
Quand prendre des électrolytes pour le sport ?
La durée de la séance est le premier critère. L’INSEP recommande les boissons de l’effort pour les entraînements de plus d’une heure[1]. Vidal précise que le sodium est inutile dans la boisson pour un effort de moins d’une heure, et qu’il devient nécessaire au-delà de deux heures, en cas de sueur abondante ou de forte chaleur, à raison d’environ 1 g de sel par litre[6].
Le deuxième critère, c’est vous. L’ACSM, la grande société savante américaine de médecine du sport, conseille des plans d’hydratation personnalisés, car le débit de sueur et sa teneur en électrolytes varient beaucoup d’une personne à l’autre[7]. Traces blanches sur la casquette, sueur qui pique les yeux, grosse perte de poids après la séance : ce sont des indices d’une sueur abondante ou salée, à confirmer par la pesée.
Quels électrolytes selon la durée et la chaleur
| Séance | Quoi boire | Sodium dans la boisson | Glucides |
|---|---|---|---|
| Moins d’une heure au frais |
de l’eau | pas nécessaire | pas nécessaires |
| Moins d’une heure au chaud ou en sueur |
de l’eau, puis des électrolytes après la séance | à remplacer après l’effort | pas nécessaires |
| 1 à 2 heures | de l’eau ou une boisson d’effort | environ 1 g de sel par litre s’il fait chaud | environ 30 g par heure |
| Plus de 2 heures | une boisson d’effort | environ 1 g de sel par litre | 30 à 60 g par heure, jusqu’à 90 g au-delà de 3 heures |
| Après l’effort | 1,5 à 2 fois le volume perdu | boisson salée ou repas salé | selon la prochaine séance |
Avant l’effort : partir bien hydraté, sans surcharge
Le but, selon l’ACSM, est de commencer la séance bien hydraté et avec un taux d’électrolytes normal. Quand c’est nécessaire, on boit plusieurs heures avant, en plus des repas, pour laisser à l’eau le temps d’être absorbée et à l’urine celui de revenir à la normale[7]. Inutile donc d’avaler un litre juste avant le départ.
Un électrolyte avant la séance a du sens si vous partez déjà « à sec » : journée très chaude, grosse séance la veille, sortie longue prévue au soleil. Une portion de Clearly dans 500 ml, quelques heures avant, apporte du sodium sans sucre. Si votre dernier repas est loin, Vidal décrit aussi une boisson d’attente légèrement sucrée, à boire entre 1 h 30 et 15 minutes avant l’effort, à 20 à 30 g de sucres par litre, par exemple un tiers de jus de pomme pour deux tiers d’eau[6].
Le bon réflexe avant une course
Ne testez rien de nouveau le jour J. Une boisson trop salée ou trop sucrée, prise pour la première fois, peut peser sur l’estomac. Vidal conseille d’ailleurs de tester ses boissons pendant l’entraînement plutôt qu’en compétition[6]. Gardez la même marque, la même dose et le même volume d’eau.
Pendant l’effort : boire selon sa sueur, pas plus
L’ACSM fixe un objectif simple : éviter de perdre plus de 2 % de son poids en eau pendant l’effort, sans trop bouleverser l’équilibre des électrolytes[7]. L’INSEP rappelle qu’un déficit en eau de 2 % du poids réduit les aptitudes aérobies de près de 20 %[1]. En pratique, l’INSEP parle de 0,5 à 1 litre par heure en théorie, bu toutes les 15 à 30 minutes[1], et Vidal de 150 à 250 ml toutes les 10 à 20 minutes[6].
Le piège inverse : trop boire
Boire beaucoup plus que ce qu’on transpire dilue le sodium du sang. Au marathon de Boston 2002, 13 % des 488 coureurs testés à l’arrivée avaient une hyponatrémie. Les facteurs associés étaient la prise de poids pendant la course, signe qu’ils avaient trop bu, un temps de course de plus de 4 heures et un indice de masse corporelle extrême, alors que le type de boisson bue ne changeait rien[8]. Les électrolytes ne protègent donc pas d’un excès d’eau : la quantité compte plus que l’étiquette.
Et les glucides ?
Au-delà d’une heure, la boisson sert aussi de carburant. Vidal conseille en moyenne 30 à 60 g de glucides par heure, et jusqu’à 90 g pour certains sportifs dès 3 à 4 heures d’effort intense[6]. Une boisson d’électrolytes sans sucre comme Clearly ne couvre pas ce besoin : complétez avec une boisson isotonique, des gels ou des aliments.
Après l’effort : remplacer l’eau et le sodium
Après la séance, il s’agit de combler le déficit d’eau et d’électrolytes, plus ou moins vite selon la séance suivante[7]. L’INSEP conseille de boire 1,5 à 2 fois le volume perdu[1]. Si la balance affiche 1 kg de moins, cela fait 1,5 à 2 litres à répartir sur les heures qui suivent.
Le sodium aide à garder cette eau. Dans une étude écossaise, six volontaires déshydratés à vélo dans une pièce chaude ont bu 1,5 fois leur perte avec des boissons plus ou moins salées. Plus la boisson contenait de sodium, plus l’eau était retenue, et seules les deux boissons les plus salées (52 et 100 mmol par litre) les ramenaient à l’équilibre cinq heures et demie plus tard[9]. Une portion de Clearly dans 500 ml contient environ 87 mmol de sodium par litre, dans cette fourchette. Le sel d’un repas pris peu après la séance apporte lui aussi du sodium.
Ne pas en faire trop
Dans une autre étude de la même équipe, la boisson la plus salée a laissé les volontaires en excès de sodium et a fait perdre beaucoup de potassium dans les urines[5]. Remplacer vos pertes suffit : pas besoin de doubler les doses.
Chaleur et humidité : quand les pertes s’envolent
Plus il fait chaud, plus le corps transpire pour se refroidir, et une ambiance chaude et humide rend la sueur moins efficace[10]. L’acclimatation à la chaleur fait partie des facteurs qui modifient le débit de sueur et sa teneur en sodium[3]. Dès qu’il fait chaud ou que vous transpirez abondamment, Vidal recommande environ 1 g de sel par litre de boisson d’effort[6].
Reconnaître un coup de chaleur
Les crampes de chaleur sont le premier stade, puis vient l’épuisement, avec nausées, vertiges et fatigue. Le coup de chaleur proprement dit, avec une température qui peut dépasser 40 °C, de la confusion, des maux de tête et un pouls rapide, est une urgence médicale[10]. Arrêtez l’effort, mettez-vous à l’ombre et appelez le 15 ou le 112. Les jours de forte chaleur, réduire l’intensité reste le premier conseil de prévention, avant n’importe quelle boisson.
Électrolytes running, vélo, trail ou musculation : qui en a besoin ?
- Running : sur un footing de 45 minutes au frais, l’eau suffit le plus souvent. Sur un semi ou un marathon, surtout au chaud, le sodium et les glucides comptent : buvez par petites gorgées et testez tout à l’entraînement.
- Vélo et trail : les sorties dépassent souvent deux heures, au soleil. C’est là que le sodium dans la boisson est le plus logique, avec 30 à 60 g de glucides par heure[6].
- Sports collectifs : footballeurs et basketteurs perdaient environ 800 mg de sodium par heure en moyenne[2], moins que les sportifs d’endurance, mais sur des matchs et des entraînements rapprochés.
- Musculation, fitness, crossfit : séances souvent courtes et en salle. L’eau suffit en général ; si la salle est chaude ou la séance longue, un électrolyte pendant ou après l’entraînement remplace le sodium perdu.
Pour savoir où vous vous situez, pesez-vous avant et après une séance type : c’est la méthode que l’ACSM et l’INSEP recommandent pour estimer ses pertes[1, 7].
Le calcul de la pesée : pesez-vous nu et sec avant puis après une séance d’une heure[1]. Chaque kilo perdu correspond à environ un litre de sueur, auquel vous ajoutez ce que vous avez bu. Exemple : 0,8 kg perdu et 0,5 litre bu donnent environ 1,3 litre de sueur par heure. Visez à en remplacer une partie pendant l’effort, sans dépasser vos pertes.
Quel électrolyte sport choisir ?
Pour un sportif qui transpire, le premier chiffre à lire est le sodium par portion, puis le sucre, puis le prix par portion. Dans notre comparatif des meilleurs électrolytes, les écarts sont grands :
- Clearly Electrolytes : 1 000 mg de sodium, 667 mg de potassium et 100 mg de magnésium, 0 g de sucre, à partir de 0,38 € la portion avec le code LMC. Le potassium contribue au fonctionnement normal des muscles.
- Nutri&Co Électrolytes : 300 mg de sodium par pastille, sans sucre, facile à emporter.
- Punch Power ElectroBoost et Granions HYDROP : 120 mg de sodium pour deux pastilles, plutôt pour les efforts courts.
- IM8 : 5 mg de sodium seulement. C’est un complément du quotidien, pas une boisson pour remplacer la sueur.
Poudre ou pastille ? La poudre se dose plus librement, la pastille se glisse dans un sac : nos guides poudre électrolyte et pastille hydratation comparent les deux formats. Et avant d’en prendre tous les jours, lisez les précautions à connaître.
Sources
- Hausswirth C, Rousseau V, Fosse A, Heulin A, Le Meur Y, Tiollier E (2012). Thème 10. L’hydratation, dans Nutrition et performance en sport : la science au bout de la fourchette (p. 327-337). INSEP-Éditions, OpenEdition Books. INSEP
- Barnes KA, Anderson ML, Stofan JR et al. (2019). Normative data for sweating rate, sweat sodium concentration, and sweat sodium loss in athletes: An update and analysis by sport. Journal of sports sciences. PubMed 31230518
- Baker LB (2017). Sweating Rate and Sweat Sodium Concentration in Athletes: A Review of Methodology and Intra/Interindividual Variability. Sports medicine (Auckland, N.Z.). PubMed 28332116
- Baker LB, Wolfe AS (2020). Physiological mechanisms determining eccrine sweat composition. European journal of applied physiology. PubMed 32124007
- Shirreffs SM, Maughan RJ (1998). Volume repletion after exercise-induced volume depletion in humans: replacement of water and sodium losses. The American journal of physiology. PubMed 9612323
- Dominique Poulain, diététicienne nutritionniste du sport (2024). Quelles boissons d’effort glucidiques pour les sportifs ?. vidal.fr, Actualités, Sport et activités physiques. Vidal
- American College of Sports Medicine, Sawka MN, Burke LM et al. (2007). American College of Sports Medicine position stand. Exercise and fluid replacement. Medicine and science in sports and exercise. PubMed 17277604
- Almond CS, Shin AY, Fortescue EB et al. (2005). Hyponatremia among runners in the Boston Marathon. The New England journal of medicine. PubMed 15829535
- Maughan RJ, Leiper JB (1995). Sodium intake and post-exercise rehydration in man. European journal of applied physiology and occupational physiology. PubMed 8549573
- Brian Drummond (University of Arizona), article de The Conversation republié par Vidal (2025). Qu’est-ce qu’un coup de chaleur ? Comment le reconnaître et s’en prémunir ?. vidal.fr, Actualités. Vidal
Questions fréquentes
Que boire avant de faire du sport ?
De l’eau, régulièrement, dans les heures qui précèdent, en plus de vos repas : l’ACSM conseille de s’hydrater plusieurs heures avant pour laisser à l’urine le temps de revenir à la normale[7]. Si la séance est longue ou se fait au chaud, un électrolyte peut s’ajouter. Évitez de boire de grandes quantités juste avant le départ.
Quand prendre des électrolytes pour le sport ?
Surtout pendant les efforts de plus d’une à deux heures, au chaud, ou quand vous transpirez beaucoup, et après la séance pour remplacer le sodium perdu. Pour moins d’une heure au frais, le sodium est inutile dans la boisson[6]. Les gros transpirants peuvent aussi en prendre quelques heures avant une sortie longue par temps chaud.
Est-il bon de boire des électrolytes tous les jours ?
Si vous vous entraînez et transpirez chaque jour, une portion peut remplacer une partie du sodium perdu. Si vous êtes peu actif et mangez normalement, ce n’est pas nécessaire. En cas d’hypertension, de maladie rénale ou cardiaque, demandez d’abord l’avis de votre médecin : ces produits contiennent beaucoup de sodium.
Comment savoir si on a besoin d’électrolytes ?
Pesez-vous avant et après une séance : au-delà de 2 % de poids perdu, votre façon de boire est à revoir[7]. Des traces de sel sur les vêtements, des séances de plus de deux heures ou la chaleur sont d’autres indices. Une fatigue ou des crampes inhabituelles qui se répètent méritent un avis médical.
Quelle est la boisson la plus hydratante après le sport ?
Une boisson qui contient du sodium. Dans une étude sur six volontaires déshydratés, l’eau était d’autant mieux retenue que la boisson était salée, et seules les plus salées les ramenaient à l’équilibre[9]. En pratique, de l’eau avec un électrolyte riche en sodium, ou de l’eau et un repas salé, à hauteur de 1,5 à 2 fois le poids perdu[1].
Les électrolytes évitent-ils les crampes ?
Pas forcément. Une déshydratation de plus de 2 % du poids peut s’accompagner de crampes[6], mais la fatigue musculaire et l’intensité de l’effort jouent aussi. Les électrolytes aident à rester hydraté, ils ne garantissent pas l’absence de crampes. Des crampes fréquentes, la nuit ou au repos, méritent un avis médical.
Les informations de cette page sont générales : pour un choix personnel, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Les études citées résument ce qui a été observé en recherche et ne constituent pas une allégation de santé autorisée pour un produit.
Nos guides
Boisson isotonique
Une boisson isotonique apporte de l’eau, du sucre et un peu de sel à une concentration proche de celle du sang. Elle a sa place sur les efforts longs, beaucoup moins sur une séance courte ou une journée chaude au bureau.
Poudre électrolyte
Une poudre électrolyte se juge sur quelques chiffres de l’étiquette : sodium par portion, sucre, édulcorants et prix par portion. Voici comment les lire, comment préparer et conserver votre poudre, et ce que donne notre top 6 une fois tout ramené à la portion.
Comparatif électrolytes
Nous avons comparé six électrolytes vendus en France sur cinq critères : sodium et minéraux par portion, sucre, prix réel avec le code, praticité et clarté de l’étiquette. Clearly arrive en tête, et chaque autre produit du top 6 répond à un usage précis, du sport à la pastille à glisser dans le sac.